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L’objectif est de conduire UBS sur des voies plus tranquilles, plus durables

Vingt ans après, jour pour jour, le président du conseil d’administration et le directeur général d’UBS reviennent sur la fusion qui a créé le n° 1 bancaire suisse, sur les motivations de cette union et sur les leçons que leur établissement a tirées de la crise financière de 2008

Qui assume des responsabilités au sein d’une organisation doit toujours tenir compte du passé et, dans le même temps, garder le regard tourné vers l’avenir. UBS ne fait pas exception à la règle. Nous voulons et nous devons conjuguer l’esprit de ceux qui ont fondé notre banque il y a plus de cent cinquante ans, avec les chances que nous ouvre un monde dans lequel le numérique occupe une place de plus en plus importante.

Il y a vingt ans

Penchons-nous un instant sur l’histoire récente d’UBS, avant notre prise de fonctions. Deux dates se démarquent particulièrement. La première est le 8 décembre 1997. Ce jour-là, il y a exactement vingt ans, l’Union de banques suisses (UBS) et la Société de banque suisse (SBS) annoncent leur fusion.

A l’époque, les responsables de la fusion réagissent à l’accélération de la mondialisation et de la concurrence en Suisse et à l’international. Ils entendent donner naissance à «l’un des groupes financiers leaders au plan mondial». Leur union doit créer «le plus grand gestionnaire de fortune au monde». De plus, «avec sa position de no 1 en Suisse pour la clientèle privée et les entreprises», le nouveau groupe est doté «de prémisses optimales en vue d’une expansion internationale».