Équitation

Le cheval, plus noble conquête de la femme

Le Concours hippique de Genève rassemble tous les amoureux du cheval. Ce sont pour la grande majorité des femmes. Un phénomène récent, rare dans le sport, et plus nettement observable à la base qu’au sommet

A Palexpo, les bottes de paille sont restées et il est toujours question de sauts, de montures, de fourches et de paddocks. Mais d’une semaine à l’autre, du Supercross au CHI, de la moto à l’équitation, deux changements radicaux se sont opérés: il y a beaucoup moins de bruit et beaucoup plus de femmes.

Peu de grandes compétitions sportives sont aussi féminisées que les concours hippiques. A Genève, ces dames sont majoritaires partout. Dans le public où, les grands soirs, Steve Guerdat a droit à un accueil digne de Claude François. Dans l’organisation de l’épreuve où, du service de presse aux bénévoles, tout repose sur elles. Autour des chevaux où les «hommes de piste» sont en fait, aux quatre cinquièmes, des femmes. En bas des chevaux, où les grooms masculins sont presque des singularités. Et bien sûr sur les chevaux. Pour le Jockey Club du jeudi matin (une épreuve pour amateurs de niveau national), 50 des 68 concurrents sont des cavalières.