Opinion

Enfants neuro-atypiques: le paradoxe genevois

OPINION. Il est temps que les collectivités publiques à Genève soient fières de leurs enfants différents et créent pour eux de vraies opportunités de grandir et d’évoluer par une prise en charge adéquate, écrivent les parents d’un enfant neuro-atypique

L’aéroport de la ville tanzanienne d’Arusha, siège du Tribunal pénal international pour le Rwanda, accueille les visiteurs avec une pancarte où on peut lire: «Welcome to the Geneva of Africa», surnom que lui aurait donné Bill Clinton alors en visite officielle. Genève est en effet une ville dont le nom résonne dans le monde entier, un endroit au rayonnement impressionnant pour n’avoir même pas 500 000 habitants. Son niveau et sa qualité de vie sont vantés partout et nombreux sont ceux, de tous horizons, qui rêveraient de venir s’y installer.

Pourtant, pour nos enfants nés avec des retards de développement psychomoteur et des troubles neurologiques – nos enfants neuro-atypiques –, grandir à Genève n’offre pas les opportunités qu’on attendrait d’une ville avec tant de richesses et d’atouts.