Hydrocarbures

A Aberdeen, l'«effet papillon» rattrape le pétrole

Sur le marché pétrolier, il a suffi d’une fissure écossaise, sur un réseau opéré par le groupe vaudois Ineos, pour permettre au brut de retrouver son plus haut niveau depuis mi-2015

Dans la théorie du chaos, le battement d’ailes d’un papillon suffit à provoquer une tornade à des milliers de kilomètres. Sur le marché pétrolier, cet «effet papillon» peut prendre la forme d’une fissure de 10 centimètres dans un pipeline du large de l’Ecosse.

On peut se perdre en conjectures sur le vent de révolte qui souffle en Iran (cinquième producteur mondial de pétrole avec 3,8 millions de barils par jour) ou la montée des tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Au final, le cours du carburant de la globalisation dépend davantage de la bonne maintenance des oléoducs du sud de la graniteuse cité écossaise d’Aberdeen que de géopolitique. L’arrêt forcé du système de pipelines Forties a poussé, pendant la période des Fêtes, le cours du brut au-dessus de 65 dollars, son plus haut niveau depuis mi-2015.