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La Ville de Genève hausse le ton contre la centrale nucléaire du Bugey

Un dépôt de plainte pénale contre EDF est envisagé. Corinne Lepage, ancienne ministre française de l’Environnement, va soutenir le Conseil administratif dans cette procédure

A Genève, Corinne Lepage a laissé de bons souvenirs dans la mémoire des anti-nucléaires. Avocate spécialisée en droit de l’environnement dans les années 90, elle avait défendu à l’époque la Ville de Genève dans son combat pour obtenir la fermeture de la centrale nucléaire de Creys-Malville (Isère), située à 40 km à vol d’oiseau de la frontière suisse. Nommée ministre de l’Environnement en 1995, elle refuse de signer le décret de redémarrage de Creys-Malville et met sa démission dans la balance. Elle obtient l’arrêt définitif de Superphénix en 1998. Vingt années plus tard, celle qui fut aussi élue députée européenne est de retour dans la Cité de Calvin, à la demande du conseiller administratif Rémy Pagani, qui l’a invitée jeudi au Palais Eynard.

Il s’agit désormais de s’opposer à la poursuite de l’exploitation de la centrale nucléaire du Bugey, dans l’Ain, à 70 km à vol d’oiseau de Genève. Cette dernière, qui occupe une superficie de 100 hectares sur la rive droite du Rhône, est active depuis le début des années 1970 et figure parmi les plus anciennes et vétustes de France. L’association Sortir du nucléaire (SDN) rapporte régulièrement des incidents (une moyenne de 50 par an), comme des fuites de tritium.