Egypte antique

Les mystères engloutis d’Egypte refont surface à Londres

A Londres, le British Museum expose des centaines d’objets issus de deux cités égyptiennes englouties. On y découvre les civilisations grecque et égyptienne, qui s’y sont côtoyées, sous un regard nouveau

Un géant de plus de cinq mètres, tout en granite rose, garde l’entrée du port de Thonis-Héracléion. Dans ses mains, un plateau avec des jarres et des vases contenant diverses offrandes destinées aux dieux de l’ancienne Egypte. C’est ainsi que Hapy, avatar du Nil en crue, accueillait au quatrième siècle avant notre ère les marins venus de la Méditerranée pour commercer avec le royaume des pharaons. Avant de sombrer dans la mer probablement lorsque la cité, telle une Atlantide égyptienne, fut envahie par les eaux à la suite de séismes et de tsunamis aux alentours du IIe siècle de notre ère.

Retrouvé en 2001, Hapy peut à nouveau accueillir des visiteurs, mais d’un tout autre genre: il s’agit de ceux du British Museum, théâtre de l’exposition Sunken Cities – Egypt’s Lost Worlds. L’exhibition dévoile le résultat des fouilles archéologiques sous-marines effectuées depuis 1996 sur les sites des cités voisines de Thonis-Héracléion et de Canope. Un terrain de fouilles de 90 hectares pour la seule ville de Thonis-Héracléion, dont moins de 5% ont été explorés à ce jour.