Editorial

De quoi le RBI est-il le nom

Du RBI, il restera cette interrogation: si le travail paye de moins en moins, qu’est-ce qui fait la valeur d’un citoyen dans une société?

Il ne fait pas de doute que l’initiative sur le revenu de base ne va pas passer l’épreuve du vote. Il ne fait pas de doute non plus que le RBI a déclenché un débat public fécond comme rarement vu. Dans les pages opinions des quotidiens, sur les réseaux sociaux, chez les nouveaux prescripteurs que sont les humoristes, le revenu de base a été l’objet de toutes les attentions.

Les «pros» ont été pour la plupart mesurés, prudents et ils ont témoigné d’un véritable désir de débat. Dans le camp opposé, les arguments sont tombés de manière beaucoup plus massive. On n’ose même pas évoquer le cas du parti socialiste qui a vécu avec cette campagne une crise d’identité. Quand on se nomme socialiste en 2016 et que l’on ne veut pas du RBI, c’est que l’on est passé, au mieux, dans le camp des bourgeois conservateurs, au pire qu’on est scotché devant les vitrines du musée du syndicalisme.