votations fédérales

Le non des vallées catholiques

La lecture de la carte du vote sur l’initiative fiscale montre un clair clivage ville-campagne. Tous les grands chefs-lieux (Zurich, Bâle, Berne, Lausanne, Genève) ont apporté leur soutien à l’initiative, mais les communes de périphérie ont plutôt dit non.

On constate de surcroît la réapparition d’une sorte de «fédéralisme catholique» qui embrasse le Valais, toute la Suisse centrale, les Rhodes-Intérieures d’Appenzell et les Grisons. Toutes ces régions ont refusé l’initiative, souvent massivement. Le non fait d’ailleurs fi de la frontière linguistique en Valais, contrairement au canton de Fribourg, où plusieurs communes francophones ont glissé un oui dans l’urne.

En Suisse romande, deux régions s’opposent. D’un côté, l’Arc jurassien à vocation industrielle, du Sentier à Bienne en passant par La Chaux-de-Fonds et le Jura bernois, est fortement favorable à l’initiative fiscale.

De l’autre, le bassin lémanique y est fortement opposé. Genève, Lausanne et leurs proches banlieues (Vernier, Carouge, Renens) ont voté pour l’initiative, mais on ne trouve aucune commune dans le camp du oui entre les deux, Terre-Sainte et communes genevoises aisées incluses. A Cologny, par exemple, le non atteint 75,8%.

Publicité