Lorsque Barack Obama s'est arrêté à Albuquerque, samedi dernier, il s'est adressé aux 35000 personnes venues le voir, tandis que 10000 électeurs supplémentaires restaient derrière les grilles, faute de place. Dans le Nouveau-Mexique, les latinos forment aujourd'hui environ 40% de la population. Ils sont la cible à atteindre. Longtemps, Barack Obama a été à la traîne parmi ces électeurs qui s'étaient laissés séduire par les promesses de George Bush. Il y a deux mois, les deux candidats étaient encore ici pratiquement à égalité. Mais depuis lors, le démocrate n'a cessé de prendre de l'avance (8 points aujourd'hui). «Mes amis, le sénateur Obama n'est jamais allé au sud de notre frontière», expliquait ce week-end John McCain, en insistant sur le fait que lui-même, à l'inverse de son rival, connaît les problèmes que rencontrent les Mexicains. Le Nouveau-Mexique devait être une proie d'autant plus facile que le sénateur représente l'Etat voisin de l'Arizona. Mais à Albuquerque, moins de 1000 personnes se sont déplacées pour le rencontrer.