Le chiffre d'affaires des activités poursuivies a augmenté de 12% au regard de la période correspondante de l'an passé à 31,38 milliards de francs (35,65 milliards de francs), a indiqué lundi Novartis. La multinationale bâloise a bénéficié des différences de taux de change, la croissance des ventes exprimée en devises locales s'étant affichée à 4%.

Novartis a aussi tiré profit de son expansion dans les marchés émergents, en particulier au Brésil, en Chine, en Inde, au Mexique, en Russie, en Turquie et en Corée du Sud. Après neuf mois, les ventes dans ces régions se sont étoffées de 17% en devises locales à 3,3 milliards de dollars.

Le résultat d'exploitation a bondi de 24% à 7,28 milliards de dollars. L'an passé, il comportait une charge de 590 millions de dollars au titre de mesures d'assainissement. Novartis explique la croissance moindre de son bénéfice net par rapport au résultat opérationnel du fait d'un taux d'imposition «anormalement bas» en 2007 et des coûts de financement du rachat à Nestlé de la part initiale de 25% dans Alcon.

Du soutien pour Daniel Vasella

En parallèle à ses réultats, Novartis a annoncé la nomination de Jörg Reinhardt, actuellement à la tête de Vaccins et Diagnostic, au poste nouvellement créé de directeur opérationnel (COO). Il viendra ainsi épauler Daniel Vasella, patron et président du conseil d'administration du groupe.

Alors que la double casquette de Daniel Vasella a suscité la critique de certains actionnaires, ce dernier a signé un nouveau contrat prolongeant sa position actuelle d'administrateur délégué et de président de la direction du groupe. Contacté par l'ATS, un porte-parole de Novartis a précisé que la nomination du COO et la prolongation du contrat de M. Vasella n'ont aucun lien.

Outre cette nomination, le groupe bâlois a également fait part du départ de Thomas Ebeling, ce dernier ayant déjà quitté son poste à la tête de Pharmceutical, la division des activités pharmaceutiques en 2007 pour reprendre l'unité Consumer Health. Peu avant ce changement, certains observateurs voyaient encore en M. Ebeling un éventuel successeur à Daniel Vasella.

Efficience accrue

Outre le dynamisme des traitements oncologiques et des vaccins, la performance après neuf mois reflète aussi les gains issus du programme d'efficience «Forward». Ce dernier a permis de réduire les coûts de 714 millions de dollars depuis le début de l'année, soit plus que les 670 millions fixés pour l'ensemble de l'exercice.

Dans le cadre de ce programme, le groupe va supprimer 550 emplois supplémentaires aux Etats-Unis. Après neuf mois, la multinationale des bords du Rhin, qui compte 98 000 salariés, a supprimé 2683 postes à plein temps, contre un objectif de 2500 sur l'ensemble de 2008.

Affichant une progression des ventes de 11%, à 19,9 milliards de dollars, la division Pharmaceutical a particulièrement soutenu l'expansion. L'unité Vaccins et Diagnotic (15%) a présenté le plus vive progression, soit 20% à 1,27 milliard de dollars.

Les activités poursuivies de Consumer Health, Novartis ayant cédé en 2007 l'alimentation pour bébés Gerber et Nutrition médicale, ont également enregistré une hausse de leurs ventes de 11% (4%) à 4,46 milliards de dollars. Chez Sandoz, la division des génériques, le chiffre d'affaires a crû de 11% à 5,75 milliards de dollars.

Résultat record en vue

Evoquant dans le communiqué les perspectives pour l'ensemble de l'année 2008, M. Vasella s'est voulu optimiste. «Novartis est en voie de réaliser un nouvel exercice record en 2008.»

La performance de Novartis n'a pas suscité l'enthousiasme des investisseurs. A la clôture de la bourse suisse, l'action du groupe bâlois lâchait 0,25% à 59,35 francs. L'indice SMI gagnait lui 1,92%.