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Florence Foresti, avec sa verve comique, devrait sauver de l'ennui une soirée des César toujours un peu longuette. 
© FRANCOIS GUILLOT

Revue de presse

10 bonnes (et mauvaises) raisons de regarder (ou non) les César et/ou les Oscars

C’est le week-end dédié aux célébrations des professionnels de la profession cinématographique. Du Châtelet à Hollywood, revue des dernières nouvelles pour vous aider à prendre la décision insupportable: regarder or not regarder?

Le crépuscule du mois de février et l’aube de mars apportent leur traditionnel festin de statuettes dédiées au 7e art. Le voici donc, le week-end doré qui voit défiler coup sur coup, ce vendredi soir, la franchouillarde 41e cérémonie des César puis, dans la nuit de dimanche à lundi pour nous autres citoyens du Vieux Monde, la hollywoodienne 88e des Oscars. On met un «s» aux seconds, on n’en met pas au (x) premier(s), c’est comme ça. Même si c’est un peu dur à gérer syntaxiquement parlant. Et parfois dur à regarder. Alors, faut-il, ou non?

Les César

1. Ça vaut le coup parce que c’est Florence Foresti qui joue les maîtresses de cérémonie et que son clip promotionnel, «dans lequel elle passe (à sa façon) l’audition du film Flash­dance devant un jury composé d’An­toine de Caunes, Valé­rie Lemer­cier, Cécile de France et Edouard Baer», comme l’explique Voici, eh bien ce clip, c’est déjà à mourir de rire, et que ça c’est bon signe.

2. Ça vaut peut-être plus le coup cette année que les 40 précédentes parce que «le président Alain Terzian a limité la durée des remerciements à 2 minutes 30 maximum par lauréat», dit Le Figaro. C’est encore beaucoup, mais ça devrait limiter les bâillements que s’efforcera aussi de prévenir le président, «patron couronné d’un Oscar, d’une Palme d’or et de plusieurs Golden Globes: Claude Lelouch, 78 ans. Une jolie façon de fêter les 50 ans d’Un Homme et une Femme. On compte sur Florence Foresti pour le chabadabada.»

3. Ça vaut nettement moins le coup si l’on considère que Tonton Claude a zéro chance de faire oublier la première cérémonie, qui avait «été diffusée en avril 1976, sous la présidence de Jean Gabin, quelques mois avant sa mort», explique France Info. Excusez de ce «peu» pour faire miroiter les trophées, «les célèbres compressions de bronze» du sculpteur César, dont l’esthétique reste très discutable sur une cheminée. Ils «pèsent près de quatre kilos», ce qui donne toujours lieu à quelques instants comiques lorsque de frêles bras s’en emparent.

4. Regardons parce que c’est inutile, cette «occasion pour les «professionnels de la profession» de se congratuler et pour les lauréats d’essuyer une larme»? Les Echos ne sont pas convaincus par «la longue, voire interminable, cérémonie au théâtre du Châtelet, avec ses hommages aux disparus, ses moments d’émotion et ses prix en rafale. Derrière les discours célébrant la «grande famille du cinéma français», quelle est l’utilité réelle de la manifestation?» Le quotidien économique donne une réponse en cinq points. Par exemple, le fait qu'«une statuette ne bouleverse pas une carrière, mais on vit assurément mieux avec que sans… […] témoigne Emmanuelle Devos, César de la meilleure actrice en 2002 pour Sur mes lèvres, de Jacques Audiard.»

5. Le «must», enfin, ce sera un joli duel, «aussi improbable qu’indécis» selon l’expression de Metronews: «Si Catherine Frot part favorite dans la catégorie meilleure actrice pour son rôle de cantatrice ratée dans Marguerite, Loubna Abidar, l’héroïne marocaine de Much Loved pourrait créer la surprise…» Cette dernière, «menacée de mort», a dit à Europe 1 être «fatiguée par la polémique sur ce film interdit au Maroc». La persécution est un atout.

Les Oscars

1. C’est selon: soit on aime DiCaprio, soit on ne l’aime pas. Il n’a jamais eu l’Oscar, on le sait, on le répète depuis des semaines, on trouverait injuste qu’il ne l’ait pas, d’autres s’en gausseront si ne l’a effectivement pas pour son rôle dans The Revenant. Paris Match donne les scénarios possibles. Mais il y a Matt Damon, époustouflant dans Seul sur Mars… Alors, si tout cela vous gonfle, allez vous coucher et attendez lundi soir pour regarder Tony Curtis, le gamin du Bronx sur Arte, qui ne l’a jamais eu, l’Oscar, lui, hum… non plus??

2. Les bien-pensants, il faut le savoir, vomissent les Oscars. Situez-vous par rapport à cela. Courrier international indique que le débat sur leur «manque de diversité […] s’affiche à la une du New Yorker cette semaine.» Il «entre de plain-pied dans le débat #OscarsSoWhite […] avec cette couverture acerbe, estime The Wrap. Le site d’information, spécialisé dans l’industrie du divertissement, évoque un sujet qui est revenu au cœur des discussions depuis que l’Académie des Oscars n’a pas réussi, pour la seconde année consécutive, à nominer une seule personne de couleur.» Le réalisateur Spike Lee déteste cela. Mais ce n’est pas vrai: il y en a une parmi les 52.

3. On regarde, parce que c’est aussi politique, les Oscars, nous apprend, entre des millions d’autres médias, BFMTV: «Le vice-président américain, Joe Biden, sera parmi les stars […]. Pour cette rare apparition, il sera aux côtés de la chanteuse Lady Gaga. Joe Biden profitera des lumières d’Hollywood pour mettre en avant une initiative de la Maison-Blanche contre la violence sexuelle sur les campus universitaires américains.» On ne voit pas le rapport, mais pourquoi pas?

4. On boycotte, parce qu’une «une centaine de cascadeurs, relate AlloCiné, s’est réunie pour protester contre l’absence d’une catégorie les représentant» et qu’on est bien d’accord avec eux: c’est scandaleux. «Voilà qui a trop duré à leur goût»: ils ont manifesté mercredi «devant les bureaux de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences à Beverly Hills, pour protester […] et tenter de mettre un terme à une injustice qui dure depuis vingt-cinq ans. C’est une injure envers notre profession», déclarent-ils.

5. Le «must», enfin, c’est qu'«avec pas moins de 12 nominations, The Revenant […] est le candidat aux Oscars le plus cité et c’est un exploit pour le cinéaste mexicain qui avait été nommé l’an passé pour Birdman et avait remporté l’Oscar du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleure photographie». Leonardo DiCaprio, qui a empoché le Golden Globe du meilleur acteur pour sa prestation furibarde dans le rôle du trappeur ivre de vengeance Hugh Glass, peut donc espérer remporter enfin un Oscar. Sinon, on retourne au point 1 et on attend l’année prochaine.

Tout ça est à voir sur Canal +:

  • les César ce vendredi 26 février dès 21h, en clair;
  • les Oscars lundi 29 dès minuit, en crypté, avec un résumé des meilleurs moments à 22h55.
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