Revue de presse

En 2017, Gilles Marchand succédera-t-il à Roger de Weck à la tête de la SSR?

Où l’on apprend ce dimanche dans la presse dominicale que le Romand Gilles Marchand pourrait succéder l’an prochain à Roger de Weck au sommet de la SSR; que viol et prison ferme ne riment pas en Suisse; et que le Conseil d’Etat vaudois aiguise bien des appétits.

2017, l’heure de Gilles Marchand?

La NZZ am Sonntag anticipe d’une bonne année les manœuvres au sommet de la SSR. Son directeur, Roger de Weck, devrait en effet quitter son poste dans un peu plus d'un an. Interrogées par le journal, plusieurs personnes confirment que le conseil d'administration prépare la transition, et que son successeur ne serait autre que Gilles Marchand, directeur de la RTS. Mais il faudra s’en tenir à ces sources de l’ombre, puisque les principaux intéressés ne commentent pas. Seul le président de la SSR, Viktor Baumeler a admis que cette question est d'actualité vu que Roger de Weck s'approche de l'âge de la retraite.

Un tiers des violeurs échappe à la case prison

L’indignation qui a étreint la Suisse romande cette semaine avec le procès inachevé de Frabrice A. pourrait être ravivée ce dimanche à la lecture de la SonntagsZeitung. Le journal dominical a effectué un petit compte macabre sur la base des chiffres de l’Office fédéral de la statistique, des chiffres qui interpellent: près d’un violeur sur trois ne passe pas par la case prison en Suisse. Ainsi, l’an dernier, sur les 82 personnes condamnées pour viol, 26 ont obtenu un sursis. Si on fait le calcul depuis 2006, on arrive à 28% de sursis. Une proportion qui fait de la Suisse une exception dans le paysage européen. Et qui offre à l’UDC Nathalie Rickli une belle occasion de réclamer un durcissement du droit pénal.
L’anarchiste et éco-terroriste Marco Camenisch, lui, a purgé 25 ans derrière les barreaux, en Suisse et en Italie. Et il est désormais en liberté, nous apprend le même journal. Pourtant, il serait resté fidèle à son idéologie. Sur la Toile, un site d’activistes formulait les choses ainsi: «Marco ne s’est jamais laissé briser jusqu’à aujourd’hui. Il est resté un révolutionnaire anarchiste vert.»

Craindre le train, pas l’avion

Ce n’est pas à proprement parler une énorme surprise, bien que son ampleur surprenne: depuis les attentats de Paris, les Suisses ont boudé les trains à grande vitesse TGV Lyria, explique le Matin Dimanche et la NZZ am Sonntag. La société commune de la SNCF et des CFF a enregistré une baisse de ses ventes pouvant atteindre jusqu’à 45%. Il semblerait cependant que les Romands soient plus résilients que les Alémanique, puisque la demande repart en Suisse romande, rapporte le directeur de TGV Lyria Andreas Bergmann.

En revanche, et ce n’est pas une surprise non plus, l'Office fédéral du développement territorial prévoit une explosion du nombre de passagers du secteur aérien. Il pourrait atteindre 80 millions d'ici 2040 en Suisse, soit une hausse de 61% par rapport aux 49,5 millions actuels, rapporte Schweiz am Sonntag. Zurich connaîtra évidemment la plus forte progression (61%) , même si Genève ne sera pas en reste. Seul Lugano pourrait perdre des plumes.

Et un nouveau lièvre!

La chasse est ouverte, et dans le canton de Vaud un nouvel homme se déclare prêt à briguer le Conseil d’Etat. Il s’agit de l’agriculteur UDC Jacques Nicolet, conseiller national et président de l’UDC cantonale. Il a confié son ambition au Matin Dimanche. Une ambition «légitime», par le fait que son parti représente près de 20% de l’électorat vaudois, estime le candidat à la candidature de son parti. Qui tient aussi à préciser «qu’un entrepreneur peut apporter quelque chose au gouvernement». Et comme s’il s’en excusait par avance: «Il n’est pas nécessaire d’être universitaire pour être conseiller d’Etat.» Sur ce point, le conseiller d’Etat genevois Luc Barthassat en connaît un chapitre. Aussi Jacques Nicolet ferait-il bien d’en parler avec lui, avant de déclarer, lyrique: «Gérer la terre, ça apprend le respect et la sagesse; ça apprend qu’il faut semer pour pouvoir récolter, que tout ne tombe pas du ciel».

T’as vu la tête du pilote?

Toujours à l’affût de potentielles catastrophes, le SonntagsBlick nous raconte l’histoire de ces Jumbolino vieillissants de Swiss (17 ans en moyenne), qui effectuent pour la compagnie nationale les vols de courte distance. Heureusement d’ailleurs, car selon le journal dominical, les pilotes doivent parfois voler avec des masques à oxygène lorsque se déclare un problème de vapeur d’huile dans le cockpit. Pas rassurant, d’autant plus qu’une douzaine de cas ont été rendus publics depuis une année, rapporte le journal. Mais il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter, ces incidents étant dus au hasard, selon la porte-parole. On respire (avec masques).

La vie n’a pas de prix...

...Enfin presque. A la saison où la Suisse - romande surtout - s’émeut de ses hausses de primes d’assurance maladie, une étude du programme de recherche national baptisé «fin de vie» nous apprend, via la NZZ am Sonntag, que les Suisses acceptent de payer des primes plus hautes pour des traitements coûteux destinés à des personnes en fin de vie. Et ce, pour autant que la qualité de vie en soit vraiment améliorée. Toutefois, cette acceptation trouve aussi sa limite: il ne faut pas que les coûts dépassent 200’000 francs par année. Le cas échéant, mieux vaut débrancher.

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