Débat

Faut-il augmenter les rentes AVS pour compenser la baisse du 2e pilier?

Jean-Marc Probst, vice-président de l’Union patronale suisse, s’oppose catégoriquement à une augmentation des rentes AVS pour amortir les effets de la réduction de la prévoyance professionnelle. La gauche n’acceptera pas un tel refus, avertit en revanche Roger Nordmann, le président du groupe PS des chambres

Les chambres fédérales vont reprendre le dossier crucial de la réforme des retraites baptisée «Prévoyance 2020» lors de la session parlementaire qui s’ouvre à la fin de ce mois. Le débat promet d’être difficile.

Pour les milieux économiques et patronaux, la solution qui s’est dessinée au Conseil des Etats est inacceptable. L’Union patronale suisse (UPS) juge «inconcevable» l’augmentation de 70 francs par mois prévue pour les nouvelles rentes AVS en compensation de la baisse du taux de conversion du 2e pilier.

Non au saupoudrage

«L’UPS ne comprend pas pourquoi une majorité du Conseil des Etats continue de réclamer une augmentation par saupoudrage de 70 francs par mois des rentes AVS en faveur des nouveaux rentiers. La mesure est censée rendre plus digeste la diminution du taux de conversion minimal dans le deuxième pilier. Mais ce mélange des genres torpille un binôme qui a jusqu’ici bien fonctionné», écrit le vice-président de l’Union patronale suisse Jean-Marc Probst dans une tribune rédigée pour Le Temps.

Lire son texte ici: «Un gonflement des prestations de l’AVS n’est pas concevable»

Le PS, lui, soutient inconditionnellement le compromis trouvé au Conseil des Etats et annonce qu’il n’en démordra pas. «Le système simple et robuste des 70 francs dans l’AVS, proposé par le Conseil des Etats, est plus juste. S’il figure dans la version finale, nous soutiendrons activement le projet en votation», écrit de son côté le président du groupe PS des chambres Roger Nordmann.

Aucune chance devant le peuple

«Comme l’a constaté le président du PDC Gerhard Pfister le soir du rejet de la RIE III, sans les 70 francs, le projet de réforme des retraites n’a aucune chance devant le peuple, constate le Vaudois. Pas plus qu’une hausse de l’âge au-delà de 65 ans aussi longtemps que les entreprises virent prématurément les seniors.»

Lire son texte ici: «Il faut compenser la baisse des rentes LPP par une augmentation de l’AVS»

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