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Les Français préfèrent souvent, s'ils en les moyens, une école privée pour former leurs enfants (ici une école privée à Paris)
© Reuters

Analyse

France: un modèle social en échec!

Théoriquement, lorsqu'un pays est numéro 1 mondial de l'impôt comme c'est le cas de la France, les caisses sont pleines. Or, malgré des prélèvements fiscaux titanesques, l'Etat français est en quasi-faillite et ses caisses de retraite sont vides, affirme Didier Maurin, le directeur de Katleya Gestion

La situation empire, inévitablement, puisque les Français paient d'un côté pour financer un système public qui leur apporte de moins en moins, et de l'autre pour obtenir ce qu'un système privé est quasiment le seul à pouvoir leur fournir.

Financer un système dont le Français ne se sert pas

A titre d'exemple, le délai d'attente pour décrocher un rendez-vous auprès d'un ophtalmologue ou d'un dermatologue dans l'Hexagone varie de 6 à 12 mois. Les causes principales s'avèrent être l'augmentation du nombre des patients et des départs à la retraite des praticiens qui ne sont pas remplacés, sans oublier les disparités régionales. Par conséquent, hormis les résidents des Alpes-Maritimes plutôt bien lotis, les Français de province sont condamnés à subir cette attente, ou pour les plus aisés, à franchir la frontière. En effet, dix à quinze jours suffisent pour obtenir le rendez-vous souhaité dans un pays limitrophe dès lors que le patient est prêt à ouvrir son porte-monnaie. Les Français en sont donc réduits à financer une Sécurité sociale, leur propre assurance privée complémentaire, et à prélever régulièrement dans leur portefeuille pour concrétiser leur accès aux soins.

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Même chose en matière d'éducation… Nombre de parents font l'amer constat d'une école publique française de moins en moins à même d'apporter à leurs enfants le niveau escompté, aussi financent-ils une école privée sur leurs propres deniers pour obtenir ce qu'ils souhaitent. Une fois de plus, ils financent un système dont ils ne se servent pas tout en payant à côté.

En matière de retraite, les Français cotisent beaucoup pour financer des caisses qui devraient probablement leur verser des pensions de 250 à 300€ par mois dans 15 à 20 ans, une prestation jugée très décevante par de nombreux économistes. Aussi doivent-ils se constituer un patrimoine conséquent à titre privé afin de vivre décemment plus tard, une tâche qui s'avère bien difficile en cette période de taux bas avec une fiscalité française très dissuasive.

Médecine, école, retraite, le modèle social et étatique français - tellement parfait qu'aucun autre pays n'en veut, comme le soulignent de nombreux économistes - est un échec. Evidemment, puisque trop d'impôts tue l'impôt!

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30 ans de socialisme et de racket fiscal français ont fait fuir de nombreux talents et entreprises qui ne sont pas près de revenir, et la situation ne va pas s'améliorer, alors même que les déficits sont abyssaux. Un philosophe comme Nietzsche l'avait bien dit: «les peuples ne savent apprendre et ne peuvent apprendre que dans la souffrance et par la souffrance». Bon nombre de Français ont décidé, du moins pour le moment, de tourner le dos aux socialistes dont les résultats sont aberrants, sauf pour qui aime compter le nombre de chômeurs et le peu de croissance du pays.

Emmanuel Macron aurait dû transformer la France en paradis fiscal

Quant à Emmanuel Macron, il est vraisemblablement en train d'échouer puisqu'il aurait dû transformer la France en paradis fiscal pour attirer les entreprises et les capitaux du monde entier, en diminuant immédiatement d'un tiers tous les prélèvements sociaux et fiscaux. Mais la bureaucratie française, dont le comportement remonte à Colbert, ce ministre de Louis XIV qui se plaisait à organiser les institutions de l'Etat, veille au grain. Elle se juge elle-même la seule apte à gérer et à redistribuer l'argent, pour le bien public bien entendu, et sait aisément bloquer la situation en prétextant que certaines choses sont impossibles à réaliser. De sa propre initiative, la France va donc continuer à «végéter», car il s'agit avant tout d'une question de mentalité.

Trop gauchiste, trop anti-prospérité des entreprises, trop anti-souplesse du droit du travail, la France fait peur, à l'image d'un Brexit dont elle ne profitera pas, les établissements financiers ayant préféré Francfort et Dublin à Paris pour se réinstaller. Car il doit y avoir une justice et une morale. Casser de nombreuses entreprises et beaucoup de chefs d'entreprises, notamment les plus jeunes, à grands coups de charges et d'impôts combinés à de nombreuses réglementations contraignantes n'a jamais apporté la prospérité à un pays.

L'éthique est donc sauve et la croissance continuera à s'installer ailleurs, car après tout, c'est peut-être ce que la France mérite.

 

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