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Un important déploiement des Forces américaines.
© SSgt. Lee Corkran/Archive.defense.gov

Revue de presse

Le 7 août 1990, après l’invasion du Koweït, les Américains lancent l’opération «Bouclier du désert»

Chaque jour de l’été, «Le Temps» se plonge dans ses archives pour évoquer un événement historique marquant. Aujourd’hui, le déclenchement de manœuvres pour protéger Riyad pendant la guerre du Golfe, il y a un peu plus d’un quart de siècle

Les Etats-Unis lancent, le 7 août 1990, l’opération «Bouclier du désert» en réaction à l’invasion du Koweït par l’Irak cinq jours plus tôt, pour protéger l’Arabie saoudite d’une éventuelle attaque irakienne lors de la guerre du Golfe. Commencent alors les heures «de tous les dangers», commente, à la une du Journal de Genève et de la Gazette de Lausanne deux jours après, l’éditorialiste Antoine Maurice.

Mais il tempère aussitôt. «Sauter à la gorge» de Riyad «sinon pour l’avaler, comme le malheureux Koweït, du moins pour réduire» la monarchie dynastique «à sa merci»? Non, «en fait, rien ne prouve que Saddam Hussein ait de telles visées». Il n’entame pas «une conquête du Golfe et du monde», bien que le correspondant à Jérusalem du Journal et de la Gazette, Serge Ronen, prétende qu'«en l’espace de 24 heures», il a «modifié la carte géostratégique du Moyen-Orient» et «profondément divisé le monde arabe».

En annexant le Koweït, «il cherchait à résoudre un problème urgent: celui de l’endettement de l’Irak et de l’insuffisance de ses revenus pétroliers. Même s’il avait nourri des appétits à son égard, l’Arabie séoudite [comme on disait alors] est un trop gros morceau pour l’armée de l’Irak», écrit Antoine Maurice. Ce qui n’empêche pas le président égyptien, Hosni Moubarak, de convoquer «un sommet arabe extraordinaire», relate Janine Kharma au Caire.

Mais méfiance tout de même, suggère l’éditorialiste. Car «solidement retranché au Koweït, d’où il souhaite bien du plaisir à ceux qui chercheront à le déloger, Saddam Hussein reste l’immoral vainqueur de la première manche. Elle lui rapporte une emprise supplémentaire sur l’offre de pétrole et une autorité accrue dans le monde arabe.» Mais le problème est que si tout le monde est prêt à faire la leçon au dictateur irakien, «personne ne va jusqu’à concevoir de mourir pour le Koweït».

Autrement dit, dans le dispositif mis en place par Washington et Londres – avec «une Mme Thatcher dopée par le danger» –, «la mâchoire militaire de la pince n’a pas la même importance que la mâchoire des sanctions économiques». Et «quoique aucun acteur ne le souhaite […], un accident peut toujours faire verser le conflit dans un affrontement armé aux proportions imprévisibles.» A ce moment-là, la seule issue qui paraissait possible, c’était le renversement de Saddam. Il aura lieu treize ans plus tard, dix-huit mois après le 11-Septembre…


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