Opinion

Le 9 février: oui à l’intégration

OPINION. La Suisse que nous aimons n’est pas celle qui profère des insultes impunément, incite à la haine ou exclut: c’est celle qui intègre et protège ses minorités, écrit le conseiller national (PLR/NE) Damien Cottier

Dans un mois, nous voterons sur l’extension de la norme pénale contre les discriminations en raison de l’orientation sexuelle. Cette norme protège déjà depuis 1995 contre des attaques et discriminations en raison de l’appartenance raciale, ethnique ou religieuse. Il reste aujourd’hui légal d’insulter les personnes homosexuelles ou bisexuelles comme groupe. Un délit contre l’honneur ne peut être retenu que si la victime peut être clairement identifiée. Il n’existe pas de moyen d’agir contre la diffamation publique de groupes homo- ou bisexuels. Pourtant, ces communautés sont encore souvent l’objet d’insultes ou de préjugés qui peuvent même conduire à des agressions physiques, comme récemment au centre de Zurich.

Bien que la loi protège des discriminations grossières, comme interdire l’accès à un café en raison de son origine, il reste possible pour une crèche de refuser la garde d’un enfant ayant deux papas. Cela paraît absurde? C’est pourtant arrivé récemment en Argovie.