On a toujours peur que la montagne nous tombe dessus. A la manière des peintres romantiques qui plaçaient un sujet face à l’immensité des sommets ou devant les vagues sans fin de l’océan, l’être humain est subjugué par cet horizon au silence hurlant et lui prête volontiers un pouvoir de joie, mais aussi de nuisance, tout-puissant. D’où l’émotion à chaque départ d’ascension.