Le nouveau gouvernement italien est revenu à des comportements plus hospitaliers à l’égard des migrants sauvés des eaux auxquels il ouvre maintenant ses ports. Ce changement d’attitude a poussé Malte à inviter l’Italie, la France, l’Allemagne et la Finlande comme présidente du Conseil européen à trouver des solutions plus durables pour l’accueil des rescapés de la mer. Lundi, à La Valette, ce mini-sommet a accouché d’un début d’accord de répartition automatique des migrants débarquant en Italie et à Malte – c’est-à-dire «en Europe», comme l’a précisé la ministre italienne de l’Intérieur maintenant assise dans le fauteuil de Matteo Salvini.

L’Allemagne et la France en prendraient chacune le quart, les autres membres de l’Union devant participer à cette répartition selon des modalités qu’ils examineront le 8 octobre lors d’un conseil des ministres de la Justice et de l’Intérieur. Ce pré-accord ne concerne que les migrants débarquant de Méditerranée centrale après un sauvetage en mer, et non ceux qui sont arrivés par leurs propres moyens, soit une infime minorité. Or depuis le début de l’année, 57% des 67 000 migrants irréguliers arrivés en Europe ont débarqué en Grèce et 29% en Espagne.