Après avoir repoussé des années durant le dossier européen sans concept ni pilotage, le Conseil fédéral a produit le 26 mai un fiasco total. Avec la rupture des négociations sur l’accord-cadre et sans plan B, le gouvernement accepte délibérément le délabrement des relations bilatérales avec l’Union européenne. A noter que ce même Conseil fédéral, qui jugeait en janvier 2019 le même accord-cadre «largement dans l’intérêt de la Suisse», succombe désormais à la pression des politiques partisanes, des lobbyistes et des syndicats.