Didier Pleux va à contre-courant. Ce psychologue, qui a travaillé aux Etats-Unis et en a retiré une connaissance approfondie des thérapies cognitivo-comportementales, plaide pour un retour de la responsabilité individuelle et de l’altruisme.

Pour le dire plus simplement: à 68 ans, ce thérapeute est souvent exaspéré par le nombrilisme ambiant et invite ses patients à se renouveler et à se dépasser plutôt qu’à ressasser. Dans sa carrière, le spécialiste a évoqué diverses situations qui illustrent ses positions, comme les enfants tout-puissants, les victimes d’addiction, les hommes violents. Ces derniers, observés aux Etats-Unis il y a plus de trente ans dans le cadre d’une thérapie de groupe intitulée BFB, pour Big Fucking Babies, y étaient confrontés sans ménagement à leur colère immature et apprenaient à l’anticiper pour mieux la déjouer.