La votation sur l’initiative UDC visant à abolir la libre circulation des personnes est une des plus importantes pour la Suisse depuis la votation sur les bilatérales. La question n’est pas simplement de savoir si nous sommes pour ou contre la libre circulation des personnes mais celle de savoir si nous souhaitons continuer la voie du bilatéralisme dans laquelle nous sommes engagés depuis vingt ans. Elle consiste à éviter l’entrée dans l’Union européenne («UE») tout en profitant d’une intégration économique au sein de la plus grande zone de libre-échange au monde. Au-delà de l’aspect économique, certes essentiel, cette votation aura aussi une signification géopolitique de première importance pour notre pays. Voulons-nous nous distancier de l’UE ou au contraire réaffirmer la nécessité de collaborer étroitement avec nos voisins avec lesquels nous formons une communauté de destins?

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