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Jack Ma, le patron d’Alibaba Group, lors de la dernière réunion ministérielle de l’OMC, à Buenos Aires, en décembre 2017.
© Natacha Pisarenko/AP/Keystone

Revue de presse

Alibaba-MoneyGram: Washington brandit son bouclier protectionniste

L’échec de Jack Ma aux Etats-Unis montre que l’administration Trump durcit le ton dans sa guerre commerciale avec la Chine

«Que vaut une poignée de main avec Donald Trump?» se demandent Les Echos, tout en précisant que «Jack Ma connaît la réponse» depuis que les autorités américaines se sont opposées, en ce début d’année 2018, au rachat de MoneyGram – le groupe américain spécialisé dans les transferts d’argent – pour 1,2 milliard de dollars  par le chinois Ant Financial, société financière liée au géant de l’e-commerce Alibaba, dont le milliardaire chinois préside aux destinées.

Lire aussi: Le rachat de MoneyGram par le chinois Ant Financial bloqué

Amateur des variations sur les fables de La Fontaine, le quotidien économique français évoque en effet l’«éléphant» – le symbole des républicains de l’Oncle Sam – qui a donc empêché, mardi, «la fourmi des paiements d’Alibaba», de l’«avaler […], en invoquant la sécurité nationale». Et c’est ainsi, dit la morale de la première fable économique de l’année, que «le million d’emplois promis aux Etats-Unis l’an dernier par le fondateur de la plateforme chinoise d’e-commerce, grâce au développement des ventes américaines vers l’ex-Empire du Milieu, s’évanouit sous la crainte que le glorificateur des mérites de Xi Jinping récupère les données personnelles des soldats de l’US Army»…

Et de poursuivre: le parti au pachyderme «milite pour remonter les remparts de cette forteresse déjà imprenable, comme en attestent les tentatives ratées de Jack Ma – notamment avec le site 11 Main – de pénétrer la chasse gardée d’Amazon». Mais maintenant, «l’administration américaine s’apprête à élargir ses pouvoirs pour garantir la souveraineté d’entreprises financières et technologiques, même petites», note L’Agefi (France). Il suffit de constater pour s’en convaincre que l’hôte de la Maison-Blanche multiplie également «les tweets rageurs contre l’e-commerçant – l’accusant de spolier l’US Postal Service»:

«Chaque jour qui passe prête» au patron d’Amazon, Jeff Bezos, «désormais première fortune mondiale, de nouvelles cibles (Rite Aid, Target, etc.)», indiquent encore Les Echos. Cette dernière tentative de rachat aurait permis au Chinois «d’accéder à des informations sur les flux financiers au sein des Etats-Unis». Mais «plus question», donc, à Washington, «de donner le bénéfice du doute aux groupes» de l’Empire du Milieu, dit Le Figaro. «Pour l’heure, la seule entrée réussie de Ma outre-Atlantique est celle sur sa place boursière. Son titre y surperforme de 40% celui d’Amazon sur un an. Une consolation de fourmi», comme le montre ce graphe avec éloquence:

Bref, «le rejet de cette opération de fusion entre le groupe américain et celui du magnat chinois Jack Ma est un nouveau signe de l’approche plus dure, en matière commerciale et réglementaire, de l’administration Trump envers la Chine». «L’environnement géopolitique a considérablement changé depuis que nous avons annoncé la transaction proposée avec Ant Financial il y a près d’un an», a affirmé le directeur général de MoneyGram, Alex Holmes, relayé par l’Agence France-Presse et Le Monde.

«Plusieurs projets de prises de contrôle ont récemment été bloqués», renchérit Radio France internationale. Autrement dit, «Donald Trump maintient une position ferme en matière commerciale et réglementaire, vis-à-vis de Pékin, qui dénonce un veto à des fins protectionnistes»: il «ne le prend pas très bien», titre avec quelque «douceur» toute diplomatique Business Insider.

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