Revue de presse

En allant au casse-pipe, Regula Rytz veut secouer le cocotier (magique)

Faire voler en éclats la répartition partisane actuellement en vigueur au gouvernement paraît constituer une hypothèse peu réaliste le 11 décembre prochain, lors de l’élection du Conseil fédéral. Les médias ne se font guère d’illusions sur les chances de réussite de la présidente des Verts

Un mois après l’envolée spectaculaire des Verts aux élections fédérales et en dépit de l’échec de leur présidente à entrer au Conseil des Etats pour son canton (Berne), dimanche dernier, Regula Rytz se porte donc candidate au gouvernement, dont l’élection aura lieu le 11 décembre prochain. Il lui reste ainsi moins de deux décades pour convaincre. Ce ne sera pas facile vu les circonstances: il n’y aura à cette date aucun siège vacant au Conseil fédéral; et le fait qu’elle s’attaque au PLR Ignazio Cassis, représentant de la minorité italophone qui s’accroche solidement à son fauteuil, ajoute à la difficulté de la tâche. Les médias commentent, sans grandes illusions sur un coup de sac de la «formule magique».


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L’éditorial commun à 24 heures et à la Tribune de Genève se situe exactement sur cette ligne: «Pour entrer au Conseil fédéral, il faut forcer la porte et se prendre quelques claques avant d’avoir du succès.» Si personne ne nie les hautes qualités potentielles de Regula Rytz au sommet de l’Etat, elle part pourtant «avec de gros boulets aux pieds». «Déboulonner un ministre sortant»? Le Blick, lui, juge que l’UDC aurait un «plan», en faveur d’une éviction de la socialiste Simonetta Sommaruga: