C’est peu dire que le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Suisse et la Chine a été célébré en catimini. Et l’arrêt des échanges provoqué par le covid n’explique pas tout. La fermeture de l’Institut Confucius de Bâle, le mois dernier, est symptomatique d’une lente remise en question des liens qui unissent nos deux pays depuis l’établissement du régime communiste en 1949 et sa reconnaissance précoce par Berne l’année suivante. Longtemps – à vrai dire durant toute la période maoïste – notre relation fut dominée par une méfiance idéologique difficilement surmontable. Les échanges n’en furent pas moins nombreux.

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