En Suisse, on comptait en 2018 environ 1,6 million de chats et quelque 520 000 chiens. Soit un chat ou chien pour moins de quatre habitants et plus de chats et de chiens que d’enfants. Ils seraient quelque 850 millions à travers le monde. A cela s’ajoutent d’autres espèces moins fréquentes (6 millions en Suisse en 2018), telles que poissons rouges, perruches, hamsters, furets, phasmes ou mygales. En Suisse toujours, un ménage sur trois possède un ou plusieurs animaux de compagnie, ceux-ci étant aussi nombreux que la population humaine.

Il convient de distinguer animaux de compagnie et animaux domestiques, même si cette délimitation est parfois discutable. Historiquement, les animaux domestiques résultent de la volonté humaine de leur attribuer une fonction métabolique dans un écosystème anthropisé, que ce soit la production de viande, d’œufs ou de lait, le trait, la prédation de rongeurs ou encore la sécurité. A ce titre, les animaux domestiques diffèrent des animaux sauvages qui évoluent en milieu «naturel», mais aussi des espèces opportunistes des zones urbaines (rats, pigeons, corneilles, etc.), dont la présence n’a pas été préméditée. L’existence des animaux de compagnie est aussi le résultat de choix humains. Mais leur domestication s’est faite dans une optique d’utilité sociale plutôt que métabolique (même si certains animaux domestiqués remplissent une fonction à la fois métabolique et sociale, par exemple à la ferme).