Les dégâts causés par les baisses des marchés financiers, en réponse à la hausse des taux d’intérêt, sont souvent jugés à l’aune des pertes des milliardaires. Mais ils frappent la classe moyenne à travers les rendements des 2e et 3e piliers. L’avoir de vieillesse représente l’essentiel de la richesse du Suisse moyen. Grâce au système mis en place, cette épargne ne baisse pas si le rendement des marchés est négatif, mais les caisses de pension verront leurs réserves diminuer, ce qui pénalise la rémunération future des assurés. La chute des obligations et des actions pénalisera donc aussi ceux qui n’investissent pas en bourse.