Les témoignages recueillis par TV5Monde sont poignants: «Désormais je suis seule, je n’ai plus personne.» Sur son lit d’hôpital à Sharan, Bibi Hawa a le visage déformé par les larmes. Au moins une douzaine de membres de sa famille sont morts. «Où vais-je aller, où vais-je aller? Mon cœur est faible», répète cette femme de 55 ans. «Une infirmière tente de la calmer, en lui parlant et en lui caressant le front doucement avec la main. Dans la salle, comme elle, une douzaine de femmes sont allongées sur un lit. La plupart dorment, enfouies sous une couverture, certaines avec une perfusion reliée à leur bras.»