Dans un portrait consacré à Julian Assange par le New Yorker, en août 2017, le journaliste Raffi Khatchadourian rapporte ces propos du cofondateur de WikiLeaks en 2010: «Nous ne venons pas sauver le journalisme mais le détruire», dit l’Australien. «Mérite pas de vivre. Trop dégradé. Il faut le réduire en cendres avant qu’une autre structure puisse se former.» Raffi Khatchadourian ajoute que Julian Assange lui a expliqué qu’il n’avait aucun intérêt à faire de WikiLeaks une «opération journalistique» et que ses collaborations avec de grands journaux internationaux lui offraient un réseau et un bouclier. Son objectif est autre.