Robots ou logiciels remplacent déjà des serveurs dans les fast-foods, se substituent aux pharmaciens pour la distribution de médicaments, réapprovisionnent les stocks dans les rayons de supermarchés, effectuent des recherches juridiques dans les études d’avocats et rédigent des articles financiers ou sportifs pour les journalistes dans les salles de rédaction.

Ils sont responsables de la perte d’emplois dans de nombreux secteurs, mais on leur doit aussi la création de nouveaux jobs. Dans le domaine de l’intelligence artificielle en pleine expansion, un poste chez Facebook a fait l’objet d’un article récent dans le prestigieux journal New Scientist, celui d’assistant de robot – qui pourrait bien s’avérer un métier d’avenir.

La position a été créée pour seconder «M», l’application dotée d’intelligence artificielle (IA) de la messagerie «Messenger» de Facebook. Son rôle est celui d’un service de conciergerie. «M» est capable de réserver une chambre d’hôtel ou de confirmer un billet d’avion, suggérer un restaurant puis réserver une table, acheter des articles et les faire livrer, signaler une actualité ou envoyer un rappel de rendez-vous.

Les résultats seraient bluffants. Mais si «M» est si performant, c’est parce qu’il est assisté par des êtres humains, ou selon la terminologie de Facebook, des «Entraîneurs IA».

En demandant à «M» de recommander un restaurant, son entraîneur vérifiera la proposition faite par le logiciel avant de l’envoyer. Lorsqu’on lui demande d’effectuer une réservation, c’est l’entraîneur qui prendra le téléphone pour le faire. Toutes les opérations de «M» sont validées et améliorées par son assistant, selon New Scientist.

Les échanges sont sauvegardés dans une base de données permettant au logiciel d’apprendre et d’améliorer sa performance. La combinaison de l’homme et de la machine est efficace: la flexibilité du cerveau humain avec la rapidité de l’automatisation.

Nous venons seulement de comprendre que Siri et Google Now, les assistants virtuels d’Apple et Google, enregistraient toutes nos conversations, mais «M» de Facebook va un cran plus loin, il écoute nos conversations avant de les enregistrer.

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