Vieux: mot tabou jusqu’ici dont l’usage a reparu au gré des statistiques du Covid-19. Il faut dire que les euphémismes tels que «personnes âgées» ou «troisième/quatrième âges» auraient été un peu lourds au moment de commenter des chiffres déjà abscons. Alors, à la guerre comme à la guerre, on en est revenu au vocable cru mais adéquat pour constater que les vieux… meurent.

Enterrements: cérémonies d’adieux consacrées aux prières et éloges, devenues depuis quelque dix ans de véritables events auxquels, les discours le disputant à la musique, il fallait résolument consacrer tout un après-midi. Après le coup d’arrêt brutal de ces derniers mois, on se demande ce que l’avenir nous réserve: encore plus d’emphase ou un retour à la sobriété d’antan, à moins que l’habitude ne soit prise de faire l’impasse sur les adieux publics, l’intimité de la famille étant finalement plus économique.