Aung San Suu Kyi a donc été arrêtée ce lundi lors d’une opération que les médias qualifient de «coup d’Etat de l’armée». Celle qui incarne le destin tumultueux de la Birmanie, icône de la démocratie puis paria de la communauté internationale avec le drame des musulmans rohingyas, semble de facto être retombée dans les griffes des militaires. «La dame de Rangoun», 75 ans, qui dirige le pays depuis 2016, a été interpellée avec plusieurs autres dirigeants de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dont le site internet, www.nldburma.org, demeure actuellement inaccessible.