éditorial

Baselworld s’est offert la patience des marques

La grande fête de la montre a sauvé les meubles cette année. Son nouveau chef d’orchestre devra néanmoins venir avec une proposition très solide l’an prochain pour pérenniser la manifestation

Enfin, le déluge s’est atténué. Ces dernières années, la foire horlogère de Bâle a subi une pluie ininterrompue – et justifiée – de reproches. Ses tarifs exorbitants, l’arrogance et la mégalomanie de ses organisateurs, son manque de cohérence, sa surdité vis-à-vis des besoins des marques… Tout a été matière à critiques. Au point qu’au moment de boucler l’édition 2018, la survie même de la grande fête de la montre semblait remise en question.

Au sortir du millésime 2019, ce constat: malgré son entrée en fonction il y a neuf mois seulement, la nouvelle direction a réussi à engager un changement de cap notoire. Oui, les améliorations opérées en urgence sont surtout cosmétiques, mais elles ont permis au nouveau chef d’orchestre Michel Loris-Melikoff d’acheter la patience des marques durant au moins une précieuse année.