La culture est-elle essentielle? Cette question qui, pour moi, ne devrait susciter aucune discussion, même si les débats d’idées sont bons pour les démocraties, a traversé deux tables rondes organisées jeudi à Strasbourg dans le cadre de L’Industrie Magnifique, une très belle proposition artistique née de l’envie d’instaurer un dialogue entre l’art et l’industrie. Dans l’espace public du centre-ville sont montrées une trentaine d’œuvres nées de la vision d’un artiste et du savoir-faire d’une entreprise.

Sans surprise, l’essentialité de la culture et des pratiques artistiques, telle que révélée par la pandémie, a été défendue par les différents intervenants, dont j’ai eu le plaisir de faire partie dans le cadre d’un plateau proposé par les Partenaires culturels européens – un groupe de travail et de réflexion dont est membre le Consulat général de Suisse. Des Helvètes, il y en avait d’ailleurs aussi dans le débat dédié aux acteurs culturels locaux, et quel plaisir d’écouter Alain Perroux et Paul Lang!