Conférence de conciliation

A Berne, à l’heure de la moustache de Plekszy-Gladz

Les visites officielles étrangères sont l’occasion de cirques parlementaires amusants, inutiles mais récréatifs. La délégation hongroise en a fait les frais lorsqu’une petite partie du parlement a déserté ses rangs et qu’une autre applaudissait à tout rompre

A Berne, l’exotisme vient à nous. Entre deux Berner Teller et les discours d’Ueli Maurer, nous recevons régulièrement des délégations du monde entier. Seize l’année passée, dont le Burkina Faso, l’Arménie ou la Biélorussie. Selon un protocole bien huilé, les officiels s’installent quelques minutes à la tribune d’honneur, la présidente leur adresse un petit mot sur l’amitié historique qui unit nos pays, on se lève, on applaudit.

Fondateur du Fidesz

La semaine passée, nous avons ainsi vécu à l’heure hongroise. D’un côté, nous accordions un milliard pour les pays de l’Europe de l’Est, parmi lesquels la Hongrie. De l’autre, nous recevions le premier citoyen magyar, László Kövér, en visite officielle et remarquée. L’homme a fondé le Fidesz, ce parti ultraconservateur, anti-immigration et populiste. Celui qui vient de se faire expulser manu militari du Parti populaire européen. Mais ce qui en imposait le plus, c’était encore la moustache du président, tout droit sortie du Sceptre d’Ottokar.