Revue de presse

Pour #BlackFriday, je m’offre un chien, l’Etat sera content

Les recettes fiscales de nos amis canins ont atteint les 50 millions de francs en Suisse. Soit une hausse de 52% en dix ans pour seulement 10% de cabots en plus. Il y a cependant de grosses disparités selon les cantons

«Une mine d’or, ces toutous!» titre 20 minutes ce vendredi matin, sur la base d’une dépêche de l’Agence télégraphique suisse. En une décennie, les recettes de l’impôt obligatoire sur les chiens ont en effet augmenté de plus de la moitié dans ce pays, atteignant plus de 50 millions de francs. Tels sont les résultats d’une analyse de Comparis.ch (également disponible en allemand et en italien), qui en déduit: «L’Etat a mis la main sur les propriétaires de chiens.» Pour dresser ces comparaisons, l’étude s’appuie «sur les données disponibles sur les sites web des communes, lesquelles sont complétées si nécessaire par des informations obtenues directement auprès des offices concernés.»

Désormais, à Uster, l’impôt sur le premier chien – que ce soit un chihuahua ou un saint-bernard – est «presque trois fois supérieur à celui de Bellinzone»: 200 francs par an pour la commune zurichoise et seulement 70 pour le chef-lieu du Tessin, où La Regione reconnaît tout de même que «les chiens coûtent toujours plus cher». Et «du côté de Bâle, l’impôt à payer pour un deuxième chien est exorbitant», dit l’étude de l’institution de comparaison des prix basée à Zurich. Mais qu’a-t-on comparé exactement ici? «Les taxes sur les chiens prélevées dans les chefs-lieux des cantons et dans les plus grandes villes de Suisse.» Des différences considérables apparaissent. Toute la presse alémanique les qualifie de «massives».