Revue de presse

La Bolivie, emblème de la déchirure entre Blancs et Amérindiens

Evo Morales qui s’accrochait au pouvoir. Les capitalistes qui lorgnent sur les ressources minières du pays. Il n’en fallait pas davantage pour que le pays andin soit plongé dans le chaos

La sénatrice Jeanine Añez, 52 ans, s’est donc proclamée mardi présidente par intérim de la Bolivie, annonce aussitôt qualifiée de «coup d’Etat» par l’ex-président Evo Morales, en exil au Mexique. La deuxième vice-présidente du Sénat s’est propulsée à la tête du pays malgré l’absence de quorum au parlement, arguant de «la nécessité de créer un climat de paix sociale» dans le pays, secoué par une grave crise politique depuis l’élection présidentielle de la fin du mois d’octobre, qui a déclenché une violente crise politique, avec sept personnes tuées lors des manifestations qui secouent la Bolivie depuis trois semaines.

Lire aussi: Tous les récents articles du «Temps» sur Evo Morales et la Bolivie