Après une première semaine de débats consacrés à la justice internationale, cette semaine nous revenons sur les addictions, thématique coordonnée par la journaliste invitée Malka Gouzer.

Retrouvez tous les textes de cette semaine.

J’exerce une spécialité qui donne de la liberté à être, le pouvoir de transiger avec les accidents de la vie, la génétique et le temps qui passe. Du nez de papa à la culotte de cheval de tante Monique jusqu’au sexe génétique, la chirurgie plastique nous donne une marge de pouvoir sur des fatalités. Si «l’anatomie c’est le destin», comme le veut le dicton, la chirurgie plastique nous aide à négocier avec le destin et donne un peu de jeu – et de je – avec notre apparence. A partir de quand cette volonté de dominer sa propre nature devient-elle pathologique? Et s’il existe une addiction à la chirurgie plastique, de quel mal pourrait-elle être le symptôme?