Le climat pourrit tellement dans les bocages du royaume d’Albion que les critiques pleuvent, montrant par là – si cela était encore nécessaire – qu’on n’est pas sortis du pub. Car oui, le projet de Boris Johnson de revenir, en violation du droit international, sur certains engagements pris dans le cadre du Brexit a franchi lundi un premier obstacle au parlement britannique. Malgré la fronde d’une partie du camp conservateur. Autrement dit, selon la formule de Libération, «Londres fait un pas vers la légalisation du non-respect du droit international».


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C’est un fait, d’abord: «tenter de modifier unilatéralement une convention de divorce déjà signée» revient bien à l’enfreindre, ce droit international. «Et Johnson ne s’en cache même pas», se scandalise El Mundo, en Espagne, que cite Eurotopics.net. Le traité dont on parle? Celui que ce même Boris Johnson avait négocié et fait ratifier à la fin de l’année 2019, et qui est entré en vigueur le 1er février 2020, dont Le Figaro avait parlé en tant que «premier jour du Royaume-Uni hors d’Europe».