Alors que la Cour suprême du Brésil a confirmé ce jeudi l’annulation des condamnations pour corruption de l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva et l’autorise donc en théorie à être candidat à la fonction suprême du pays en 2022, «une odeur de diesel se répand dans le plus grand cimetière d’Amérique latine: elle provient des groupes électrogènes qui permettent d’allumer les projecteurs pour les enterrements nocturnes, face à l’afflux incessant de corps de victimes du Covid-19», raconte l’Agence France-Presse:

Les fossoyeurs qui travaillent depuis 30 ans au cimetière Vila Formosa, à São Paulo, «ne se souviennent pas avoir vu au fil des décennies plus d’une dizaine d’enterrements la nuit. Mais ce qui était très exceptionnel avant la pandémie est en train de devenir la règle, avec l’explosion du nombre de victimes du coronavirus, qui a fait plus de 360 000 morts au Brésil.» 20 Minutes (France) relève à ce propos que la gestion chaotique de la crise du Covid-19 par les autorités […], sans aucune «réponse coordonnée et centralisée», a plongé le pays dans une «catastrophe humanitaire», comme l’a dénoncé ce jeudi Médecins sans frontières (MSF).