Mais comment se porte David Cameron? Il est «désolé mais pas trop», répond Libération. Oui, «des regrets, il en a», l’ex-premier ministre britannique. Il le répète ad nauseam dans ses Mémoires, For the Record (Ed. Harper Collins), qui paraissent ce jeudi. Mais «trois ans et demi après le référendum sur le Brexit et son retrait de la politique», puis le bazar qui s’ensuivit, il ne regrette pas, par contre, «sa décision de demander aux Britanniques de se prononcer sur l’appartenance à l’UE».

Tout cela est livré avec «des accents de Sinatra»: «Regrets, I’ve had a few… I did, what I had to do… My way». «J’ai échoué», enchaîne Radio France internationale, «et il confie que le résultat qui a provoqué incertitude et division dans le pays l’a plongé dans un état dépressif». Aggravé par la mort de son fils âgé de 6 ans, en 2009, tragédie dont il ne s’est jamais vraiment remis.