Cette semaine, le Brexit a été entériné, presque dans le silence. Trois ans et demi après un vote qui avait secoué le continent, et après une année de crise de nerfs qui a épuisé le Royaume, l’affaire est pliée. Enfin. Mercredi soir, le parlement britannique votait son aval au plan de sortie de l’UE de Boris Johnson; jeudi, la reine donnait son consentement royal et, vendredi, la Commission et le Conseil européens signaient l’accord. C’est fait. Jeudi prochain, le Parlement européen mettra la dernière touche avec sa ratification – une formalité – et le 31 janvier, le Royaume-Uni sera «out».

Affaire classée?

Le temps n’est plus aux regrets, mais au soulagement. Les brexiters et la moitié des Britanniques ont eu gain de cause, au terme d’un processus démocratique compliqué mais irréprochable (même si l’on s’interrogera encore longtemps sur l’effet des mensonges de cette campagne de 2016). Les Européens peuvent se féliciter que ce vote n’a pas déclenché d’effet domino, mais au contraire renforcé leur détermination à aller de l’avant – et prouvé au passage qu’on a bien affaire à un espace démocratique dont les membres peuvent se retirer selon leur bon vouloir. Affaire classée?