Incidences

Brexit: vers le dénouement?

OPINION. La Chambre des communes effectue aujourd’hui même sa rentrée à Londres pour quelques jours seulement dans une atmosphère de crise, écrit notre chroniqueur François Nordmann

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Depuis 2016, les développements dramatiques se succèdent au Royaume-Uni autour de la sortie de l’Union européenne décidée par référendum. La Chambre des communes, qui exerce le pouvoir politique suprême, est hostile en majorité au «filet de sécurité» qui préserverait tels quels les liens commerciaux et économiques entre la République d‘Irlande et l’Irlande du Nord. Pour les partisans d’un Brexit dur, les dispositions de l’accord de retrait à cet égard vont trop loin, car elles retiendraient la Grande-Bretagne au sein de l’union douanière avec l’UE si aucune autre formule n’est trouvée qui préserverait le statu quo en Irlande. De ce fait, la Chambre des communes a refusé cette année à trois reprises de ratifier l’accord de retrait négocié par la première ministre Theresa May. Alors que celle-ci a annoncé vouloir se livrer à une quatrième tentative, son parti l’a priée de démissionner. Elle a été remplacée au cours de l’été par M. Boris Johnson. Le nouveau premier ministre est déterminé à respecter à tout prix la date de départ de l’UE, fixée au 31 octobre 2019, même en l’absence d’une procédure convenue. On s’approche donc du dénouement qui pourrait prendre la forme d’une sortie désordonnée de l’UE.

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