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La une du «New Musical Express» (détail) du 12 août 1995, restée dans les annales du rock «British».
© DR

(in)culture

Britpop, 22 ans après la bataille

Alors que Liam Gallagher publie son premier solo, il semble loin le temps où les Mancuniens d’Oasis dominaient les Londoniens de Blur

Ce premier vendredi d’octobre a vu la sortie du premier album solo de Liam Gallagher, enfant terrible du rock British – c’est un cliché, mais ça lui va bien. Car le Mancunien, c’est quand même un type qui a passé une bonne partie de sa carrière à insulter tous les groupes importants de la scène anglaise, à l’exception peut-être des Smiths et des Beatles – et encore, il ne sauve chez les «Fab Four» que Lennon.

Liam Gallagher restera à jamais la moitié – aux côtés de son frère Noel – de ce qui fut un groupe énorme: Oasis. Un des navires amiraux de la flotte britpop, ce courant qui, dans les années 1990, permit à la Grande-Bretagne de connaître son dernier grand âge d’or musical. Oasis, actif de 1991 à 2009, c’est tout ce qu’aime le peuple: une formation dominée par deux types aux ego épais comme de la mousse de Guinness et prompts à en venir aux mains à la moindre occasion, un combo de prolos capables de fulgurances géniales, à l’image de l’album Definitely Maybe, qui, en 1994, se vendra à 8 millions de copies. Au même moment, la scène anglaise était dominée par les Londoniens de Blur, dont le troisième album, Parklife et son tube «Girls & Boys», s’écoulera, lui, à 5 millions d’exemplaires. Il n’en fallait pas plus pour que Liam et Noel se prennent instantanément pour les rois du monde. Et cette question de tarauder les amateurs de rock: Oasis ou Blur?

L’opposition, alimentée par des médias qui ne demandaient que ça, rappelait celle qui avait eu cours quelques décennies plus tôt, quand face aux gentils Beatles on présentait les Rolling Stones comme des bad boys. En août 1995, l’influent hebdomadaire New Musical Express orchestrait même ce qui deviendra «la bataille de la britpop» à l’occasion de la sortie simultanée des nouveaux singles des deux groupes: Blur contre Oasis, le public étant alors prié de choisir. Si les seconds devront dans un premier temps s’incliner, «Roll With It» se classant à la deuxième place des charts derrière le «Country House» de Blur, ils l’emporteront quelques semaines plus tard avec le succès énorme de l’album (What’s the Story) Morning Glory?

Vingt-deux ans plus tard, Damon Albarn, chanteur et compositeur en chef de Blur, est célébré comme un musicien majeur. Il a multiplié les projets parallèles (Gorillaz, Mali Music, The Good The Band and The Queen, Rocket Juice and The Moon), signé un opéra rock, relancé un label world, entre autres. Liam Gallagher, lui, n’a pas su gérer l’après-Oasis. Son retour ressemble dès lors à un chant du cygne. Mais, comme en 1995, je refuse de choisir: son album solo est aussi bon que celui publié par Damon Albarn il y a trois ans.


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