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Klaus Schwab, le président du WEF, lors d'une conférence de presse à Cologny, le 13 janvier 2016. 
© SALVATORE DI NOLFI

Revue de presse

Les calamités du monde montent à Davos

Le thème du Forum de Klaus Schwab est «la 4e révolution industrielle». Mais les médias ont plutôt tendance à penser que ce sont plutôt les fléaux actuels qui vont «accabler» le WEF: la migration, le terrorisme, la pauvreté, le climat, la Chine en berne, et l’on en passe…

Six conseillers fédéraux sur sept se rendent au 46e Forum économique mondial de Davos, confirme RTS Info, là où «plus de 40 chefs d’Etat et de gouvernement et 2500 leaders économiques et politiques» sont censés «discuter des défis et conséquences de la 4e révolution industrielle», dès ce 20 janvier et jusqu’au samedi 23. Et avec le WEF, une litanie revient comme le soleil après la tempête de neige: le «rendez-vous international est déconnecté de la réalité et a mauvaise réputation», répète Metronews.

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Alors, cette «4e révolution»? Pour L’Agefi, c’est aux entreprises de l’accompagner. Et de citer «le secteur financier, […] celui qui se dit le plus freiné dans son évolution, parce qu’il n’arrive pas à saisir à quel point il sera disrupté…». Quoi qu’il en soit, la question plus générale demeure de savoir comment y «voir plus clair» en ces temps troublés? Et La Tribune. fr pense, elle, que ce sont plutôt les «flots de migrants», les «vagues d’attentats», le «plongeon sans fin du pétrole et des marchés», la «Chine encalminée» et le «climat déréglé» qui «vont accabler» la manifestation.

Sans compter les inégalités que le rapport de l’Oxfam publié mardi pointe du doigt: l’organisation internationale de développement souligne que leur explosion «entrave la lutte contre la pauvreté dans le monde, et appelle les Etats à adopter un plan en sept points pour lutter» contre ces inégalités. A ce propos, Arte Info s’est entretenu avec Jörg Kalinski, responsable des campagnes d’Oxfam à Berlin.

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Davos reste donc «confronté aux mêmes problèmes» que l’an dernier, selon Les Echos. Alors, «comme si la troisième semaine de janvier n’était pas déjà assez déprimante, il est temps» pour eux de se «traîner à nouveau vers les montagnes enneigées», où «des problèmes façon Un Jour sans fin attendent les délégués»… Ce que Jean-Marie Guéhenno, président de l’International Crisis Group, appelait «des cygnes noirs géopolitiques», l’an dernier dans La Montagne. Et sachant que l’économie mondiale, fragile, «oscille toujours entre la guérison et une nouvelle rechute» après la crise de 2008, aux yeux du Financial Times.

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Les Echos reconnaissent tout de même que «c’est facile d’être cynique à propos de Davos, […] mais ça reste une opportunité unique. Le Forum de cette année doit revenir à ses fondamentaux: les délégués devraient partir à la montagne pour échapper à tous ces éternels problèmes. Ils devraient profiter de leur semaine au bon air et utiliser leur temps pour réfléchir sérieusement et stratégiquement aux obstacles qui se dressent devant nous et à la façon dont on peut changer les choses. S’ils laissent de côté leurs téléphones portables, c’est encore mieux.»

Voir ici: la page Facebook et le compte Twitter du WEF (@wef)

Et puis, «assombri par le ralentissement et le terrorisme», selon Le Figaro, le Forum a encore un invité de marque, qu’on a failli oublier mais dont Le Monde nous rappelle la présence: «Il est Coréen et s’appelle Hubo. […] Il partagera la vedette avec les patrons de Facebook, JPMorgan, Google ou Alibaba […]. Pourtant Hubo, avec son allure de cosmonaute, n’est pas un humain mais un robot. Il sait à peu près tout faire, conduire une voiture, en sortir, grimper les escaliers, bricoler et, bien sûr, tenir une conversation.» Ce qui est essentiel à Davos.

Mais pour l’heure, place aux people! Mardi soir, c’est Leonardo DiCaprio qui «a fustigé les géants de l’énergie» dans les Grisons. Radio-Canada explique que «l’acteur se trouvait sur place pour accepter un prix pour son implication dans la lutte contre les changements climatiques: «Nous ne pouvons tout simplement pas permettre que la cupidité des entreprises du charbon, et des industries pétrolière et gazière déterminent l’avenir de l’humanité», a-t-il commenté».

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