Depuis trois mois, la Californie est ravagée par des incendies d’une gravité sans précédent. A fin septembre, on estimait qu’ils avaient dévasté plus de 20 000 km2; depuis lors, on a dénombré des dizaines de nouveaux foyers. Jusqu’ici, la nature témoigne d’une impressionnante capacité de régénération, mais pour combien de temps? «La frontière entre le désert et la vie» que chante si bien Julien Clerc (La Californie, 1970) va-t-elle se déplacer progressivement vers l’ouest? Tout espoir n’est toutefois pas perdu, loin de là! Les autorités californiennes (démocrates) font tout pour que la vie triomphe du désert. Leur Etat qui, il est bon de le rappeler, serait la cinquième puissance économique du monde s’il était un pays, occupe la pole position pour la transition énergétique.

Car ici, nous ne sommes pas dans l’Amérique de Trump, climatosceptique, passéiste et obscurantiste. Les autorités sont conscientes des dangers du réchauffement climatique et ont engagé depuis belle lurette la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Elles viennent d’ailleurs d’annoncer un nouveau coup d’accélérateur.