«Le centre, en politique, n’est jamais plus large que le fil d’un couteau.» L’ancien ministre et conseiller national François Lachat a toujours eu le sens de la formule. D’abord pour analyser les défaites de son parti, le PDC. Dimanche, la perte du deuxième siège démocrate-chrétien au gouvernement jurassien au profit de la gauche a provoqué un petit séisme politique. A l’image de ce qui s’est passé l’automne dernier dans le canton de Fribourg où le PDC n’est pas parvenu à conserver son siège au Conseil des Etats. Deux défaites dans les anciens bastions que l’on croyait hier encore imprenables. Et cela, au moment où, face à l’érosion de son électorat, le PDC suisse s’interroge sur son identité et sur la pertinence de son appellation de «chrétien».