Opinion
AbonnéOPINION. Dans une tribune, une trentaine de juristes soutiennent l’opposant camerounais Maurice Kamto, incarcéré depuis le 28 janvier et placé en détention provisoire. En octobre dernier il avait revendiqué la victoire lors de la présidentielle avant que Paul Biya ne l'écarte

Le 28 janvier 2019, deux jours après une «Marche blanche» organisée pour contester pacifiquement le résultat officiel de l’élection présidentielle au Cameroun, le professeur Maurice Kamto est interpellé à Douala avec plusieurs dizaines de personnes. Il est par la suite transféré à Yaoundé et placé par un préfet en «garde à vue administrative», au sein du Groupement spécial d’opérations, un service dépendant de la Délégation générale à la sûreté nationale spécifiquement chargé des opérations contre les commandos, groupes terroristes ou autres bandes organisées de malfaiteurs. Détenu pendant quinze jours au secret, dans des conditions humanitaires exécrables et dégradantes, Maurice Kamto est finalement présenté le 12 février 2019, avec 160 autres personnes, au Tribunal militaire de Yaoundé.