De la stabilité à l’immobilisme, il n’y a qu’un pas. Le vieil aphorisme de Lichtenberg va encore servir. Car la candidature au Conseil fédéral de la Verte Regula Rytz ébranle la logique du système de répartition du pouvoir. Elle suscite un réflexe de peur et de rejet. Trop tôt, dans quatre ans, quand les Verts auront mûri: les bonnes raisons ne manquent pas de lui fermer la porte. Mais nul ne s’y trompe: il s’agit de prolonger le plus longtemps possible l’actuel partage du pouvoir. La formule magique, qui voulait que les quatre grands partis se répartissent les hochets, est en effet menacée par les nouveaux rapports de force issus des élections du 20 octobre.