Le Festival de Cannes retrouve sa case printanière pour une 75e édition qui se déroule du 17 au 28 mai. Tous les jours en fin de journée, retrouvez la chronique quotidienne de notre envoyé spécial.

Chroniques précécentes:

Cannes, jour 2: le changement dans la continuité

Cannes jour 1: être juré pour redevenir enfant

Il est réjouissant, après les projections en son absence de Leto en 2018 puis de La Fièvre de Petrov l’an dernier, de voir Kirill Serebrennikov à Cannes, où il est venu défendre La Femme de Tchaïkovski, un long métrage qui le voit concourir pour la troisième fois pour la Palme d’or. Mais dans le même temps, il est impossible de se réjouir comme il se doit de sa venue puisqu’elle est une conséquence directe de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Mercredi en fin de journée, à l’issue de la projection officielle de son film au Grand Théâtre Lumière, le cinéaste et metteur en scène a une fois de plus dit son opposition à cette guerre qu’il ne lui viendrait pas à l’esprit de qualifier d’opération spéciale. Et il l’a redit mercredi en conférence de presse, puis lors des nombreux entretiens qu’il aura accordés à la presse lors de son court passage sur la Croisette, car il ne manque pas de travail, entre son adaptation pour le cinéma du récit Limonov d’Emmanuel Carrère, sa mise en scène de l’opéra Der Freischütz de Carl Maria Weber à Amsterdam en juin puis celle de la pièce Le Moine d’or de Tchekhov à Avignon en juillet.