Le Festival de Cannes retrouve sa case printanière pour une 75e édition qui se déroule du 17 au 28 mai. Tous les jours en fin de journée, retrouvez la chronique quotidienne de notre envoyé spécial.

Chroniques précécentes:

Cannes, jour 3: il aura fallu une guerre pour que Kirill Serebrennikov soit à Cannes

Cannes, jour 2: le changement dans la continuité

Cannes jour 1: être juré pour redevenir enfant

Qu’ont en commun les festivals de Cannes, Venise, Berlin et Locarno en marge d’une récompense sertie d’or, que cela soit une palme, un lion, un ours ou un léopard? Ils abritent chacun une Semaine de la critique, section parallèle qui, comme son nom l’indique, est pilotée par… la critique. A Locarno, elle est ainsi gérée par l’Association suisse des journalistes cinématographiques, et a la spécificité d’être dédiée au documentaire de création. A Cannes, elle est entre les mains du Syndicat français de la critique de cinéma et des films de télévision et se déroule à l’Espace Miramar, à 1 km du Palais des Festivals, dans une salle magnifiquement restaurée grâce au soutien d’un mécène suisse, l’ancien producteur Michel Merkt. Et ce n’est pas un secret puisque Philippe Rouyer, éminente plume de Positif et président du syndicat susmentionné, l’a souligné lors de son vibrant discours d’ouverture de la 61e Semaine de la critique.